L’organisation des nouveaux temps périscolaires par les communes : premiers éléments de bilan

Au printemps 2014, la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) en collaboration avec l’Association des maires de France (AMF) a conduit une enquête sur la mise en œuvre des nouveaux temps périscolaires auprès des communes ayant une école publique, qu’elles aient mis en place la réforme des rythmes scolaires dès 2013 ou non.

Parmi les communes ayant mis en place la réforme en 2013, plus de neuf sur dix ont organisé des nouvelles activités périscolaires (Nap) sur les trois heures dégagées par la réforme. Parmi elles, plus de 70 % ont choisi de répartir ces Nap sur quatre jours.

Gratuites dans 78 % des communes, les Nap ont été fréquentées par la grande majorité des élèves tout au long de l’année scolaire 2013/2014.

Les communes qui se sont engagées dans la réforme à la rentrée 2014 présentent un profil différent de celles engagées dès 2013.

Elles projettent moins souvent d’organiser des Nap gratuites ou sous forme d’accueil de loisirs sans hébergement (ALSH).

Au total, pour l’année scolaire 2014/2015, d’après les projets des maires qui peuvent différer des organisations finalement retenues à la rentrée, 87 % des communes devraient proposer des Nap dans les écoles élémentaires. Les Nap seraient gratuites dans sept communes sur dix. Leur répartition hebdomadaire sur quatre jours serait en recul au profit de leur regroupement sur un ou deux jours.

L’enquête a également fait apparaître les difficultés auxquelles se sont heurtées plus de 80% des communes ou intercommunalités pour mettre en œuvre la réforme. Il s’agit d’abord des difficultés financières dénoncées par plus des deux tiers des élus. Sont également largement citées les difficultés liées aux locaux et au recrutement d’intervenants qualifiés ou non.