Auteur : Note collective rédigée par le département FIDECO et la Mission intercommunalité | Notes
De nombreuses communes ont déjà transféré leur compétence "élimination des déchets ménagers" à un syndicat intercommunal ou à un syndicat mixte. Si elles adhèrent pour d’autres compétences à un EPCI à fiscalité propre, il est du plus grand intérêt - financier - pour celui-ci, de prendre cette compétence déchets, et de la retransférer au même syndicat.
Cette prise de compétence aura une incidence positive sur le coefficient d’intégration fiscale de l’EPCI, et donc sur sa dotation d’intercommunalité, quel que soit le mode de financement retenu. Les participations versées par l’EPCI au syndicat mixte, correspondant au financement du service déchets ne sont pas considérées comme des dépenses de transfert (sauf cas exceptionnel), et ne minorent pas le coefficient d’intégration fiscale.
Ces dispositions constituent une dérogation au principe érigé par les articles 84 et 85 de la loi du 12 juillet 1999, qui veut que seule la collectivité compétente en matière de déchets et assurant elle-même leur collecte peut décider de lever une taxe ou une redevance.
De plus en plus d’élus s’interrogent sur le maintien d’un tel principe, compte tenu de l’importance des cas dérogatoires…Des informations, parfois contradictoires, circulent sur ce sujet complexe. La parution, le 13 juin 2002, d’une nouvelle circulaire sur le financement du service d’enlèvement des ordures ménagères est l’occasion de faire le point sur les différentes possibilités relatives à la prise de compétence "déchets" par un EPCI à fiscalité propre, et ses conséquences fiscales et financières.