Dans un courrier adressé lundi dernier au Premier ministre Sébastien Lecornu, l'AMF, la FNCCR, France eau publique, France Urbaine, Intercommunalités de France et Amorce expriment leurs inquiétudes quant au projet de décret d'application de l'article 29 de la loi d'urgence agricole. L'enjeu est de premier plan pour les collectivités et pour l'environnement : l'article 29 de la loi d'urgence agricole adoptée par le Parlement en juillet 2026 répartit les captages d'eau potable en trois catégories selon la qualité de l'eau brute (exonérés, non exonérés, prioritaires), les collectivités devant agir sur les non exonérés, tandis que le préfet peut imposer, sur les captages prioritaires, un programme d'actions limitant voire interdisant certaines pratiques agricoles. Les seuils de qualité qui déterminent quels captages seront considérés comme prioritaires doivent être fixés par un décret en Conseil d'État. C'est ce décret et sa portée qui animent les discussions au sein du Groupe national captages depuis plusieurs mois. (Maire-info du 7 octobre)
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