
L'hebdo de l'actualité de l'AMF, est aujourd'hui diffusé à près de 45 000 abonnés, chaque jeudi. Il valorise les services, les actions et les positions de l'AMF, et mentionne les principaux rendez-vous intéressants les élus et leurs services (colloques, journées d'études).
Depuis une décennie, l'État a systématiquement ponctionné les budgets locaux pour alimenter ses propres dépenses. La situation urgente des finances publiques nécessite d'en finir avec les erreurs qui nous y ont conduit et de sortir des dogmes du passé.
En réalité, la hausse de leurs dépenses s'explique principalement par toutes les dépenses nouvelles imposées par l'Etat, comme les revalorisations indiciaires, l'explosion des cotisations CNRACL, les transferts de charges non compensés et la multiplication des normes coûteuses. Les collectivités n'ont par ailleurs pas "reçu plus" , bien au contraire : elles ont été ponctionnées de 7,7 Md€ en 2025 et 5,3 Md€ en 2026.
Elles y contribuent déjà massivement, puisque 82 Md€ ont été prélevés sur la DGF des communes et intercommunalités depuis 2009. Contrairement à l'Etat, elles votent des budgets à l'équilibre et leur dette est stable depuis 30 ans, à 9 % du PIB. Elles ne représentent que 20 % de la dépense publique : redresser les finances publiques nécessite avant tout le redressement des comptes de l'Etat et des comptes sociaux.
Dans le cadre des discussions sur le Projet de loi "Etat local", Carole Delga, présidente de Régions de France, David Lisnard, président de l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité, et François Sauvadet, président de Départements de France, se sont exprimé dans une tribune commune, publiée dans L'Opinion, sur le thème de l'Etat centralisateur. "L'enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Celui que connaissent les collectivités n'y fait pas exception. Bureaucratie, normes absurdes, procédures et études a priori incessantes, ponctions financières, confiscation de la fiscalité locale sans baisse des prélèvements obligatoires : toutes ces atteintes à la liberté locale sont toujours mises en place pour de « bonnes raisons ». Redresser les comptes de la nation, ne pas artificialiser les sols, baisser la pollution ou soutenir les plus démunis sont autant de motifs invoqués à l'appui des pires élans technocratiques. La relance de la « décentralisation », annoncée depuis des mois, en est le dernier avatar.
Pour la première fois, l’ensemble des associations d’élus, mais aussi des associations de défense des consommateurs, des associations environnementales, et des fédérations d’industriels du recyclage se sont unies lors d'une conférence de presse pour rejeter catégoriquement le projet gouvernemental de "consigne" pour recyclage des bouteilles en plastique. Une concertation sur ce sujet, remis sur le devant de la scène par le Président de la République, est censée être menée avec les différents acteurs, sous l’autorité du ministre délégué, Mathieu Lefèvre. Mais le gouvernement, sourd aux arguments des associations, continue à laisser entendre que cette proposition – qui n’a de consigne que le nom – fait partie des solutions pour améliorer les taux de recyclage des bouteilles en plastique.
Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été adopté hier par les députés par 369 voix contre 178. Plus de 260 amendements ont été introduits dans ce texte qui arrivera au Sénat à la fin du mois de juin. Pour les collectivités, certaines mesures adoptées à l'Assemblée nationale sont inquiétantes. Moins de pouvoir décisionnel, davantage de responsabilités sans compensation : c’est ce qui ressort globalement des mesures qui concernent les collectivités dans le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles adopté hier à l’Assemblée nationale en première lecture et promis depuis plusieurs mois par le gouvernement. Extrait de l'article de Maire info du 3 juin.
Les associations d’élus du bloc communal — Association des Maires de France, Intercommunalités de France, France urbaine — ont appris avec incompréhension le report possible de l’examen en séance publique à l’Assemblée nationale du projet de loi relatif aux polices municipales.
Cette décision, si elle venait à être confirmée, serait particulièrement préjudiciable aux collectivités et à leurs habitants. Ce texte a fait l’objet de travaux de concertation approfondis avec les associations d’élus et les parlementaires. Il intervient dans un contexte où les enjeux de sécurité occupent une place centrale dans les préoccupations des Français et permettrait aux polices municipales d’aller au bout de leurs missions.
Lors du salon de l'économie circulaire - REuse Economy Expo, le 19 mai, le Président de la République a annoncé la mise en place de la consigne pour recyclage des bouteilles en plastique en 2029. Les associations nationales d’élus maintiennent leur opposition totale et leur mobilisation face à cette "fausse consigne" des bouteilles en plastique et tiennent à rappeler l’aberration environnementale et financière de ce projet. Les collectivités locales, qui s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la loi, continuent le travail et multiplient les projets pour développer la collecte de tous les emballages relevant du service public ; elles ne peuvent être rendues responsables des résultats actuels. Extrait du communiqué de presse conjoint de l'AMF, Intercommunalités de France et France urbaine du 19 mai 2026.