
L'hebdo de l'actualité de l'AMF, est aujourd'hui diffusé à près de 45 000 abonnés, chaque jeudi. Il valorise les services, les actions et les positions de l'AMF, et mentionne les principaux rendez-vous intéressants les élus et leurs services (colloques, journées d'études).
L’échange entre les présidents des associations départementales de maires et les coprésidents de la commission Éducation de l’AMF, le 8 avril dernier, a mis en exergue la persistance de difficultés de concertation entre les DASEN et les maires pour la préparation de la carte scolaire 2026/2027. Si les relations sont jugées constructives dans certains départements, il en est tout autre dans d’autres dans lesquels aucun dialogue n’a été engagé avec les maires, ou de manière très brève et verticale. Dans ces départements, des décisions ont été souvent brutalement annoncées, immédiatement après la fin des élections municipales, et parfois celles-ci ont été découvertes dans la presse. Face à cette situation, l’AMF est intervenue à l’occasion d’un séminaire des DASEN, le 7 mai dernier à Poitiers, après avoir participé à un séminaire sur la prise de poste des DASEN, le 12 décembre 2025, pour sensibiliser ces derniers sur le respect attendu du protocole d’accord signé le 8 avril 2025 entre le ministère et l’AMF.
A l’occasion de ce renouvellement municipal, les mises en causes et polémiques concernant les indemnités des élus se sont multipliées, avec un traitement médiatique souvent accusatoire. Or, les indemnités des maires et des élus municipaux sont strictement plafonnées. Elles ne constituent ni un abus, ni une mesure d’enrichissement personnel indu. Les indemnités des maires et de leurs adjoints sont encadrées par la loi, imposables, et soumises au contrôle de légalité. Ces indemnités ont pour objet de permettre à tout citoyen d’exercer un mandat. Au sens de l'article L. 2123-23 du code général des collectivités territoriales (CGCT), l’indemnité du maire est fixée au montant prévu par la loi. Extrait du communiqué de presse de l'AMF du 29 avril 2026.
Il y a quelques jours, le Président de la République a fait venir - en urgence - des centaines de maires au Palais de l’Elysée. Tout juste élus ou réélus, les maires sont pourtant bien occupés dans leurs communes, à lancer les projets du nouveau mandat, et surtout à gérer les enjeux du quotidien des Français. Que pouvait-il avoir de si important à nous annoncer, à un an de la fin de son mandat ? « Je voulais vous dire qu’on est à vos côtés », que « le gouvernement est à la tâche », « tout un travail est en train d’être fait ».
A défaut d’annonces importantes justifiant cette allocution, Emmanuel Macron a choisi de faire référence à un travail en cours sur la décentralisation, dont le contenu et l’aboutissement sont particulièrement incertains. En 2019 déjà, il avait appelé de ses vœux « un nouvel acte de décentralisation ». Trois ans plus tard, il avait réitéré cette annonce : « Nous devons repenser toute notre architecture territoriale, (avec) une nouvelle étape de la décentralisation ». L’année suivante, et toujours sans avoir fait avancer ce projet, il avait déclaré :« il faut une décentralisation réelle et audacieuse ».
Le gouvernement a transmis au Conseil d'État, mi-avril, un projet de loi consacré « à renforcer l'État local, à articuler son action avec les collectivités et à sécuriser les décideurs publics ». Le texte conforte l'autorité et les pouvoirs du préfet. Il ne comporte pas de nouveaux transferts de compétences aux collectivités. Les élus attendaient un texte sur la décentralisation et le renforcement des libertés locales, promis en septembre dernier par le chef du gouvernement, ils « hériteront » prochainement d’un projet de loi « visant à renforcer l’Etat local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics ». Transmis mi-avril en Conseil d’État, ce texte ambitionne de renforcer le « couple maire-préfet » , vanté par le gouvernement depuis la crise sanitaire du Covid. En réalité, il consolide avant tout les prérogatives du représentant de l’Etat dans les territoires, sans toujours préciser s’il s’agit du préfet de région ou de département (le texte indique « selon les cas » ). Extrait de l'article de Maire info du 21 avril .
Le gouvernement a présenté hier en Conseil des ministres son projet de loi de simplification des normes applicables aux collectivités. Destiné à « réguler, simplifier et adapter » les normes, ce texte d'une quarantaine d'articles n'est pas le grand chambardement espéré par les associations d'élus, mais il permet de résoudre un certain nombre d'irritants. Le projet de loi présenté hier par la ministre Françoise Gatel et aussitôt déposé au Sénat s’inscrit dans une démarche plus générale annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu dès son entrée en fonction, en septembre dernier : d’une part, lancer un mouvement de simplification et de réduction des normes ; d’autre part, légiférer sur la décentralisation pour « rapprocher l’action publique » du terrain. Ce deuxième volet passera par deux projets de loi, l’un sur « l’État local », c’est-à-dire notamment le rôle des préfets et un autre, dont le contenu n’est pas connu aujourd’hui, sur une nouvelle répartition des compétences entre État et collectivités. Extrait de l'article de Maire info du 16 avril.
Les crues exceptionnelles de février dernier ont révélé les limites du système actuel de prévention et de gestion des inondations en France. Alors qu'une proposition de loi « portant une gouvernance claire, juste et solidaire pour la GEMAPI » est examinée cette semaine au Sénat, les associations d'élus tirent la sonnette d'alarme sur le désengagement progressif de l'État dans ce domaine crucial. Les intercommunalités se voient confier depuis 2018 la compétence "gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations" (GEMAPI), mais sans les ressources financières et techniques nécessaires. Le transfert des digues domaniales en janvier 2024 a particulièrement illustré cette problématique : réalisé dans la précipitation, il s'est fait sans inventaire précis des ouvrages ni évaluation de leur état, et avec des moyens financiers insuffisants. Face à l'aggravation des risques climatiques, les élus locaux rappellent que la sécurité des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire national relève de la responsabilité de l'État. Ils demandent donc un engagement renforcé et durable de sa part.