
L'hebdo de l'actualité de l'AMF, est aujourd'hui diffusé à près de 45 000 abonnés, chaque jeudi. Il valorise les services, les actions et les positions de l'AMF, et mentionne les principaux rendez-vous intéressants les élus et leurs services (colloques, journées d'études).
À la suite de la lettre du Premier ministre, adressée aux maires de France, lors de l’épisode caniculaire de la fin du mois de juin, l’AMF a souhaité rappeler dans sa réponse à Sébastien Lecornu certains faits. Ce sont les collectivités qui financent et conduisent les projets pour adapter notre pays au changement climatique. L’État accompagne parfois, mais il ne peut en revendiquer seul le bilan. En outre, nombre des propositions annoncées par le Gouvernement reposent sur l’engagement des collectivités. Les maires ne s’y dérobent pas. Ils assument leurs responsabilités. Encore faut-il leur donner les moyens d’agir. Sur la santé, les élus locaux constatent une réalité différente des annonces. Les services hospitaliers, qui relèvent de la responsabilité de l'État, saturent faute de moyens humains et financiers. Ainsi la tarification à l’activité (T2A), censée améliorer l’efficacité du système, n’a pas répondu aux attentes. Elle a, au contraire, contribué à fragiliser durablement l’hôpital public et les conditions d’exercice des soignants.
Fausse consigne, fausse concertation, vrai bras de fer. Lors d’une conférence de presse organisée hier par les associations d’élus, les associations de défense de l’environnement et les entreprises du recyclage (Fedderec), une colère sourde était palpable. Et pour cause : alors que le ministère de la Transition écologique continue d’organiser des réunions de « concertation » avec ces acteurs, prétendument pour débattre de l’opportunité d’introduire la consigne pour les bouteilles plastique, le ton a brusquement changé : « Nous nous sommes aperçus que nous n’étions plus dans une réunion de concertation mais dans une réunion consacrée à la mise en œuvre de la consigne », a expliqué Jean-François Vigier, maire de Bures-sur-Yvette et vice-président de l’AMF. Autrement dit, le gouvernement a décidé de passer en force. Extrait de l'article de Maire info du 1er juillet.
Depuis une décennie, l'État a systématiquement ponctionné les budgets locaux pour alimenter ses propres dépenses. La situation urgente des finances publiques nécessite d'en finir avec les erreurs qui nous y ont conduit et de sortir des dogmes du passé.
En réalité, la hausse de leurs dépenses s'explique principalement par toutes les dépenses nouvelles imposées par l'Etat, comme les revalorisations indiciaires, l'explosion des cotisations CNRACL, les transferts de charges non compensés et la multiplication des normes coûteuses. Les collectivités n'ont par ailleurs pas "reçu plus" , bien au contraire : elles ont été ponctionnées de 7,7 Md€ en 2025 et 5,3 Md€ en 2026.
Elles y contribuent déjà massivement, puisque 82 Md€ ont été prélevés sur la DGF des communes et intercommunalités depuis 2009. Contrairement à l'Etat, elles votent des budgets à l'équilibre et leur dette est stable depuis 30 ans, à 9 % du PIB. Elles ne représentent que 20 % de la dépense publique : redresser les finances publiques nécessite avant tout le redressement des comptes de l'Etat et des comptes sociaux.
Dans le cadre des discussions sur le Projet de loi "Etat local", Carole Delga, présidente de Régions de France, David Lisnard, président de l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité, et François Sauvadet, président de Départements de France, se sont exprimé dans une tribune commune, publiée dans L'Opinion, sur le thème de l'Etat centralisateur. "L'enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Celui que connaissent les collectivités n'y fait pas exception. Bureaucratie, normes absurdes, procédures et études a priori incessantes, ponctions financières, confiscation de la fiscalité locale sans baisse des prélèvements obligatoires : toutes ces atteintes à la liberté locale sont toujours mises en place pour de « bonnes raisons ». Redresser les comptes de la nation, ne pas artificialiser les sols, baisser la pollution ou soutenir les plus démunis sont autant de motifs invoqués à l'appui des pires élans technocratiques. La relance de la « décentralisation », annoncée depuis des mois, en est le dernier avatar.
Pour la première fois, l’ensemble des associations d’élus, mais aussi des associations de défense des consommateurs, des associations environnementales, et des fédérations d’industriels du recyclage se sont unies lors d'une conférence de presse pour rejeter catégoriquement le projet gouvernemental de "consigne" pour recyclage des bouteilles en plastique. Une concertation sur ce sujet, remis sur le devant de la scène par le Président de la République, est censée être menée avec les différents acteurs, sous l’autorité du ministre délégué, Mathieu Lefèvre. Mais le gouvernement, sourd aux arguments des associations, continue à laisser entendre que cette proposition – qui n’a de consigne que le nom – fait partie des solutions pour améliorer les taux de recyclage des bouteilles en plastique.
Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été adopté hier par les députés par 369 voix contre 178. Plus de 260 amendements ont été introduits dans ce texte qui arrivera au Sénat à la fin du mois de juin. Pour les collectivités, certaines mesures adoptées à l'Assemblée nationale sont inquiétantes. Moins de pouvoir décisionnel, davantage de responsabilités sans compensation : c’est ce qui ressort globalement des mesures qui concernent les collectivités dans le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles adopté hier à l’Assemblée nationale en première lecture et promis depuis plusieurs mois par le gouvernement. Extrait de l'article de Maire info du 3 juin.