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Echanges franco-autrichiens sur la petite enfance

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Le mardi 1er décembre 2015, dans le cadre du programme d’invitation des personnalités d’avenir (PIPA) du Ministère des affaires étrangères et du développement international[1], l’ AMF a reçu Mme Beate Meinl-Reisinger, députée à l’assemblée régionale de Vienne et co-fondatrice du parti « NEOS – das neue Österreich ».

C’est Madame Chantal Brault, 1ère adjointe au maire de Sceaux (92), déléguée à la Politique familiale et à la petite enfance, à la vie scolaire et périscolaire, à la jeunesse, à l’engagement citoyen et aux relations internationales qui l’a accueillie.

Après une brève présentation de l’AMF (structure ; missions ; organisation et actualités), les échanges ont principalement porté sur l’accueil de la petite enfance et l’engagement des maires en la matière. Thème d’intérêt prioritaire dans le programme de Mme Meinl-Reisinger qui a expliqué que cette compétence était assez nouvelle en Autriche et que les maires n’avaient accepté d’ouvrir de telles structures qu’en contrepartie d’un engagement financier de l’Etat (Bund) et des Régions (Länder).

Rappelant que ce service public reste une compétence choisie et dépend donc de la volonté du maire de s’en saisir, Mme Brault a mis en évidence et insisté sur l’importance et l’ampleur du soutien communal dans les structures d’accueil des jeunes enfants qu’il s’agisse d’un EAJE, d’une crèche familiale ou associative.

Prenant l’exemple de sa commune, elle a cité les nombreuses initiatives en place et la façon dont la municipalité s’implique pour répondre aux mieux aux attentes des familles mais elle a évoqué également les difficultés auxquelles elle peut être confrontée, les contraintes que représente la prestation de service unique, le souci de rester un gestionnaire humain et de privilégier la compétence et la qualité du service rendu.

Madame Brault n’a ainsi pas négligé de souligner le contexte budgétaire difficile dans lequel les communes se trouvent ni les contraintes normatives, ainsi que les règles de co-financement, qui s’imposent aux élus, démontrant s’il en était besoin que les maires ont le sens de l’intérêt général, du bien être de leur population qu’ils connaissent bien, dans une relation de proximité, avec dévouement et au quotidien.

 

[1] Qu’est-ce que le PIPA ?

Placé sous la responsabilité du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des affaires étrangères, le PIPA offre à de futurs leaders l’opportunité de réaliser des rencontres de haut-niveau, en lien avec leurs activités et leurs centres d’intérêt. Depuis mars 1989, ce sont ainsi plus de 1700 personnes, originaires de 133 pays différents, qui ont pu en bénéficier. A titre d’exemple, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont représenté près de 10% des invités du PIPA depuis sa création (soit 175 participants).

Qu’il soit organisé au bénéfice d’une seule personne ou d’un groupe, le principe du PIPA reste toujours le même : un séjour d’études personnalisé, à partir des thèmes suggérés par le (ou les) participant(s)et qui se déroule sur une semaine entière. C’est un outil unique pour leur permettre d’affiner leur connaissance de la France, au-delà des idées reçues et des clichés. Dans le même temps, les liens privilégiés qui sont créés à cette occasion ont vocation à être pérennisés par la création de réseaux des bénéficiaires de ce programme.

Invités internationaux à l'AMF


Réf. : BW14171
15 Déc 2015

Auteur : Mission Europe et International