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Indice de prix des dépenses communales

L’indice de prix renouvelé confirme en 2018 les tendances de fond antérieures : hors frais financiers, il évolue de 0,25 point plus vite que l’inflation hors tabac ; son augmentation est quasi similaire en intégrant les frais financiers.

L’année 2018 est marquée techniquement par le début d’un renouvellement méthodologique qui s’étalera sur deux ans : outre l’annualisation de la composition du « Panier du Maire », à l’instar des pratiques habituelles des instituts statistiques, elle se caractérise également par une différenciation des communes en trois strates démographiques pour tenir compte des différences de structure dans les dépenses.

Observé sur la période de 2010 à 2017, l’écart entre les deux mesures de l’inflation, celle supportée par les communes et celle supportée par les consommateurs, est, hors charges financières, d’un peu plus de 0,4 point, cet écart disparaissant presque en tenant compte de ces dernières.

Sur la période la plus récente observée (les quatre trimestres de juillet 2017 à juin 2018 rapportés aux quatre trimestres précédents), ce sont les communes de moins de 3 500 habitants qui enregistrent la pression inflationniste la plus élevée, tandis que les communes de plus de 30 000 habitants voient leur indice de prix évoluer le moins rapidement, celles de 3 500 à 30 000 habitants supportant une contrainte inflationniste très proche de celle observée au niveau national.

À l’inverse, sur plus longue période (de 2010 à 2017), l’indice de prix des dépenses communales augmente d’autant plus rapidement que la commune appartient à une commune de taille importante (les deux strates supérieures enregistrant une inflation plus élevée que l’indice global). En effet, si la croissance de l’indice relatif à la masse salariale et l’évolution des taux d’intérêt contribuent fortement aux résultats constatés sur le court comme le moyen terme, ces éléments ne jouent pas à l’identique dans ces trois strates.

L’analyse de ces résultats est d’autant plus cruciale que les collectivités locales sont désormais associées au redressement des finances publiques à travers l’encadrement de l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement. La loi de programmation des finances publiques 2018-2022 limite en effet leur hausse à 1,2 % par an, soit un rythme quasi identique à l’inflation calculée dans ce document.