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Être maire en 2018 : un engagement irremplaçable à préserver

Parmi les 35 440 maires de France, beaucoup constatent la difficulté d’exercer leur mandat, au quotidien.

Certains renoncent, la plupart maintiennent leur engagement mais demandent davantage de moyens et de considération, en soulignant la nécessité d’améliorer les conditions d’exercice du mandat local.

Le « métier » de maire a bien changé depuis les années 1980.

Les responsabilités liées à l’exercice des mandats locaux n’ont cessé d’augmenter, tandis que la décentralisation a généré une inflation de textes, de plus en plus techniques. Et l’heure est aujourd’hui à un nouveau revirement : « On perd l’idéal d’autonomie locale », estime Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS Sciences-Politiques Cevipof.

Car, selon ce spécialiste de la gestion locale, les petites communes, désormais très contrôlées, se retrouvent cantonnées à un rôle d’agent : « agent de mise en oeuvre, agent de l’État, agent de l’intercommunalité… On assiste à un retournement de la décentralisation », analyse ce sociologue.

Les conditions d’exercice du mandat d’élu local ne font plus guère rêver.

Pire : elles inquiètent, comme en témoigne dans son exposé cette proposition de loi relative à « l’équilibre territorial et à la vitalité de la démocratie locale », déposée au Sénat en avril dernier : « Le mandat d’élu local, surtout dans les petites communes et intercommunalités, est devenu un sacerdoce.

Retrouvez l'intégralité du dossier Être maire en 2018 : un engagement irremplaçable à préserver  dans le Maires de France d'octobre 2018.