Analyse financière des communes et des EPCI 2020 : une première année de mandat inédite

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Analyse financière des communes et des EPCI 2020 : une première année de mandat inédite

Cette étude analyse l’impact de la crise sanitaire sur les équilibres financiers des communes et des intercommunalités en 2020. Cette première année de mandat présente des caractéristiques financières inédites par comparaison aux premières années des mandats précédents. Communes et EPCI ont en effet concentré leur action sur le soutien aux populations. Dans ce cadre, l’étude porte aussi sur le rôle des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS).

La crise économique générée par la crise sanitaire a eu un fort impact sur le fonctionnement des collectivités locales. Des dépenses de fonctionnement supplémentaires ont été engagées pour faire face aux besoins des habitants et des entreprises : ces dépenses ajoutées à la perte de recettes de fonctionnement et d’investissement sont évaluées par l’AMF à près de 6 Md€ en 2020, 2021 et 2022 dont 3,3Md€ de pertes déjà enregistrées sur les budgets 2020.

Malgré les difficultés rencontrées et le maintien de nouvelles normes sanitaires contraignantes, les collectivités interrogées dans l’enquête de l’AMF menée avec la Banque des territoires ont fait part dans leur grande majorité de leur volonté de poursuivre leur appui à la population et aux acteurs économiques. Elles ont exprimé leur intention de prolonger leur soutien à la reprise et de maintenir leurs prévisions d’investissement.

Toutefois, des incertitudes pèsent sur les ressources nécessaires à l’investissement. Les ordonnateurs locaux ont besoin de visibilité à court et moyen terme avant d’engager des projets
d’investissement qui nécessitent des perspectives et la mise en place de dispositifs prévisionnels évaluant les ressources nécessaires aux dépenses.

Les incertitudes économiques, sanitaires, réglementaires - de toutes sortes - induisent de nouvelles modifications dans la répartition des ressources à venir ; elles sont de nature à freiner le développement des investissements, comme en témoigne la baisse de - 14,5% entre 2020 et 2019.

Ainsi la hausse attendue des investissements en 2021 sera-telle suffisante pour combler la baisse de 2020?