Espace des Associations départementales


Le 101e Congrès de l’AMF sera-t-il
celui de la réconciliation entre l’État et les élus locaux ?

Au terme d’une année polaire entre l’État et les collect- ivités, le 101e Congrès de l’AMF (20-22 novembre, à Paris, Porte de Versailles) sera-t-il le lieu de l’apaisement et de la réconciliation ?

Le binôme gouvernemental en charge des relations avec les collectivités territoriales – Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu – aura fort à faire tant les tensions ont été vives en 2018 entre le gouvernement et les trois principales associations nationales d’élus locaux qui déplorent la volonté de recentralisation de l’exécutif et son absence d’écoute et de considération à l’endroit des élus, dont la raison d’être est pourtant de « Servir le citoyen et agir pour la République », thème de cette 101e édition du Congrès de l’AMF.

Point d’orgue de ces dissensions, le boycott de la Conférence nationale des territoires (CNT), le 12 juillet, par l’AMF, l’ADF et Régions de France, qui ont créé, fin septembre à Marseille, « Territoires unis » (lire p. 10), une association pour promouvoir la « République des territoires » contre « l’ultra-centralisation ».Dans leur « Appel de Marseille pour les libertés locales », leur président respectif – François Baroin, Dominique Bussereau et Hervé Morin – prônent « l’avènement d’une nouvelle étape de la décentralisation » marquée par « un État respectueux des collectivités territoriales et de ses élus ». Ils souhaitent « une concertation sincère entre l’État et les collectivités » qui nécessite d’inventer un « outil efficace du dialogue et de la négociation », actant ainsi l’échec de la CNT.

 

Retrouvez l'article de Maires de France de novembre 2018.

Documents de l'AMF :


AMF : Congrès
Généralités - documents d'ensemble


Réf. : BW39092
14 Nov 2018

Auteur : Xavier Brivet