Cinquième enquête de l'observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/SciencesPo<br /> Retour sur la crise sanitaire vécue dans les territoires

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Cinquième enquête de l'observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/SciencesPo
Retour sur la crise sanitaire vécue dans les territoires

Dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité AMF – CEVIPOF et en partenariat exclusif avec Le Figaro, une enquête a été conduite auprès d’un échantillon représentatif de 10 105 Français pour comprendre la manière dont les Français ont vécu la crise sanitaire, comment ils ont pu apprécier le rôle de leur maire (et des équipes municipales), quels sont les ressorts de la confiance accordée aux édiles, et comment l’avenir des territoires peut s’engager de manière harmonieuse entre une aspiration au respect du principe d’égalité républicaine mais également à davantage d’efficacité publique.

Voici les principaux enseignements :

- Les 10 105 personnes interrogées par l’enquête AMF-CEVIPOF continuent d’exprimer un niveau de confiance élevé à l’endroit des maires (74 %), en progression de 3 points de pourcentage par rapport à 2019. Parmi les ressorts de cette confiance, l’honnêteté (64 %) et le respect des promesses (48 %) arrivent nettement en tête devant la connaissance des dossiers
(34 %) et l’empathie (31 %).

- La crise sanitaire a révélé plusieurs opinions contrastant le rôle de l’exécutif et celui des maires pour faire face à la diffusion du virus. Ainsi,
70 % des Français jugent comme « justes » (c’est-à-dire ni insuffisantes, ni exagérées) les mesures prises par les maires pour lutter contre l’épidémie de COVID (contre 46 % pour le Président de la République). Elles ont été perçues comme « insuffisantes » et « exagérées » pour respectivement 21 % et 9 % des personnes interrogées. Sans doute ces résultats confirment le degré de centralisation dans la décision publique.

- Les résultats de notre enquête mettent en évidence une culture politique de la décentralisation à construire dans le débat public. Seul 1 Français sur 2 déclare connaître et comprendre ce qu’est le processus de décentralisation. De ce constat, il se dégage néanmoins une large majorité pour privilégier un modèle d’organisation politique où les décisions seraient prises au nom d’un principe d’efficacité justifiant une adaptation dans chaque territoire (75 %) contre un principe d’égalité territoriale (25 %).

- Les trois premiers motifs pour davantage de décentralisation sont : une meilleure adaptation aux réalités du territoire (35 %), des décisions plus proches des citoyens (34 %) et enfin des décisions plus rapides (33 %). Les trois premières raisons contre davantage de décentralisation sont : le risque d’inégalités territoriales (41 %), la crainte d’un manque de moyens pour certaines collectivités territoriales (30 %) et une augmentation des dépenses publiques (30 %).