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Observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/SciencesPo

L’Observatoire de la démocratie de proximité, créé par l’AMF et le CEVIPOF/SciencesPo, interrogera chaque année jusqu’aux municipales de 2020 les maires de France et un échantillon représentatif de Français pour comprendre leurs attentes et leur représentation du rôle de la commune.

Enquête juillet 2019 :
Les attentes des Français vis-à-vis de leurs maires : proximité et reconduction
La France des territoires est-elle en crise ? La crise des Gilets jaunes et les fortes mobilisations autour de ronds-points au cours des mois de novembre et décembre 2018 ont révélé les difficultés qu’éprouve une part de la population quant à l’accès à un certain nombre de services publics locaux. Les milliers de réunions locales tenues durant le Grand débat national ont rappelé l’importance de compter sur les médiations municipales pour consigner la parole des citoyens mais aussi renforcer le lien démocratique entre les Français et leurs édiles municipaux, souvent en première ligne. Dans ce contexte de sortie de crise et à quelques mois des prochaines élections municipales, de nombreuses questions restent toutefois en suspens. Dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité, à l’initiative et en partenariat avec l’AMF, le CEVIPOF/SciencesPo a conduit une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 15 308 Français pour connaître leurs attentes ,en vue des prochaines échéances électorales, comprendre le contexte socio-économique local dans lequel les administrés jugent leur maire, et étudier les déterminants du bilan des exécutifs municipaux.

Les Français satisfaits des communes rurales
L’enquête menée par le CEVIPOF pour le compte de l’AMF auprès de 15 308 Français de métropole vient renverser certaines idées reçues concernant la fracture territoriale. L’explication la plus courante du mouvement des gilets jaunes est d’en revenir à la géographie pour montrer cartes en main que les périphéries rurales, de plus en plus dépourvues de services privés ou publics, s’opposent désormais à des agglomérations métropolitaines attractives qui concentrent les richesses et sont propices à la gentrification, autrement dit à l’embourgeoisement. On est cependant passé trop vite du constat à l’évolution sociale, du fait géographique à l’intention culturelle assumée. Au terme de ce raisonnement, les métropoles ont été présentées comme des centres qui attirent toutes les convoitises, notamment les jeunes diplômés ouverts sur le monde, alors que le rural ne serait plus qu’un espace de relégation pour des personnes qui n’auraient pas la possibilité d’aller ailleurs. Si l’absence de services de proximité en milieu rural est bien confi rmée par l’enquête, celle-ci ne produit cependant pas une désaff ection pour la campagne. Le rural reste très demandé alors que les grandes villes ne font plus rêver et constituent des destinations imposées par leur off re d’emplois ou leurs ressources éducatives. Bien plus, c’est toujours en milieu rural que le niveau de satisfaction à l’égard des élus est le plus élevé alors que le bilan des équipes municipales dans les grandes villes est bien plus faible. Cette note présente les caractéristiques les plus remarquables qui distinguent dans l’enquête les communes rurales des autres communes.

 

Enquête novembre 2018 :
Les maires de france : entre résignation et incertitude
Cette analyse de Martial Foucault, professeur à Sciences Po et directeur du CEVIPOF, présentée à l’occasion du 101e Congrès de l’AMF, confirme que les maires sont inquiets et, pour beaucoup, touchés par une certaine lassitude. Ce qui se traduit dans l’un des chiffres les plus spectaculaires de cette enquête : un maire sur deux ne compte pas se représenter en 2020 – proportion qui atteint même 55 % dans les plus petites communes. À partir du fichier des maires de l’AMF, une enquête comprenant 63 questions a été administrée en ligne par le CEVIPOF entre le 12 octobre et le 3 novembre 2018. Envoyée auprès de 35 357 maires, le taux de réponses s’établit à 13 % (soit 4 657 réponses complètes de maires) et 20 % si l’on tient compte des réponses incomplètes (soit 7 141 maires). La représentativité de l’enquête est assurée par une proportion équivalente de maires répondants dans chacune des strates de population des communes françaises. L’enquête comportait trois volets ayant trait à l’environnement de travail du maire, à son état d’esprit, aux relations avec d’autres structures de gouvernement et à la position du maire vis-à-vis de certaines réformes engagées par l’État.

Les maires des communes de moins de 500 habitants
Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) a réalisé, en coopération avec l’AMF et à sa demande, une seconde enquête portant spécifiquement sur les maires des communes de moins de 500 habitants, dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité. En 2018, les communes de moins de 500 habitants étaient au nombre de 18 547, ce qui représente 52,3 % de l’ensemble des communes de France. L’enquête réalisée pour l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité a permis d’obtenir les réponses complètes de 2 145 maires de communes de moins de 500 habitants, soit un échantillon de 11,5 %, base sur laquelle cette première analyse est établie. On considère ici que les communes de moins de 500 habitants sont, pour l’essentiel, de nature rurale, ce qui est très largement vrai, sous condition d’études ultérieures qui viennent en préciser davantage le contour. Cette analyse de Luc Rouban porte plus spécifiquement sur les réponses des 2 145 maires de communes de moins de 500 habitants.

Généralités - documents d'ensemble


Réf. : BW39533
22 Oct 2019

Auteur : AMF